Ava, la petite conteuse chinoise

Ava a 6 ans. C’est une petite fille blonde, pétillante qui aime jouer aux legos et se déguiser en princesse. Née en France, de langue maternelle française, Ava a eu la chance de vivre à Sydney (Australie) de 2 à 4 ans. Elle habite aujourd’hui à Singapour et va à l’école locale où elle apprend l’anglais et le chinois. Olivia, sa maman, nous présente ce parcours linguistique riche et stimulant.

  • Quel est le parcours linguistique de votre enfant ?

Ava a commencé à apprendre l’anglais à l’âge de 2 ans lorsque nous avons déménagé en Australie. A Sydney, nous parlions le plus souvent anglais, y compris à la maison. Ava allait à la crèche du quartier et elle n’a eu aucun mal à se débrouiller rapidement en anglais. Je me souviens encore combien son père et moi étions impressionnés par sa capacité à entrer facilement en contact avec les voisins ou ses camarades de classe, et à reproduire immédiatement les bonnes expressions avec le bon accent. Les enfants n’ont pas peur de faire des fautes ou d’être ridicules. Ce qui importe pour eux, c’est de communiquer et se faire comprendre. Du coup, ils se lancent bien plus facilement que nous, les adultes. Lorsque nous sommes arrivés à Singapour, Ava se débrouillait donc déjà bien en anglais. A 4 ans, elle a commencé sa scolarité à  l’école maternelle singapourienne près de chez nous. C’est là qu’elle a commencé à apprendre le mandarin.

  •  Comment se sont passés les premiers pas d’Ava en chinois ?

Lors de la première semaine de cours à la maternelle, je n’ai pas bien fait attention au nombre d’heures de mandarin qu’Ava avait chaque jour. Je me souviens lui avoir demandé, en la récupérant à l’école : « Alors ma chérie, qu’as-tu fait à l’école aujourd’hui? » Elle a grommelé : « Je n’en sais rien ». Elle m’a donné la même réponse chaque jour pendant une semaine. Comme je commençais à me poser des questions, elle m’a finalement dit : « Le prof d’anglais a été malade toute la semaine donc on a eu le prof de chinois tout le temps ». Aie !  J’ai vraiment eu mauvaise conscience d’avoir plongé Ava dans un environnement linguistique aussi différent sans l’y avoir préparée. Heureusement, la semaine suivante, le professeur d’anglais est revenu et cela a permis à Ava de trouver ses marques et de se mettre progressivement au mandarin.

  • Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

A l’école, Ava a très peu d’occasions de discuter en mandarin. Elle écoute son maître parler, elle répète les mots, les écrit mais n’est invitée à prendre la parole que pendant les séances de mini-exposés (« show and tell ») ; elle doit alors, en 3 minutes, raconter en chinois l’histoire d’un livre de son choix ou d’un thème imposé par le professeur. La tâche est ardue pour elle puisqu’elle n’a pas l’occasion de parler chinois à la maison, contrairement à la plupart de ses amis. Nous nous sentons souvent bien impuissants, mon mari et moi, pour l’aider à progresser. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons fait appel à VivaLing.

  •  Que vous apporte VivaLing ?

VivaLing est l’outil parfait pour aider Ava à prendre confiance en elle quand elle parle chinois et lui donner une vraie aisance à l’oral comme à l’écrit. Grâce à Jing, la coach d’Ava, ma fille a quelqu’un à qui parler mandarin deux fois par semaine, pour évoquer cette partie de sa scolarité que je ne suis pas en mesure de suivre. Elles font ensemble les devoirs qu’Ava doit préparer pour l’école. Elles jouent aussi beaucoup toutes les deux : Ava montre à Jing ses poupées, lui raconte des histoires de princesses.… Je les entends beaucoup rire pendant les séances. Jing est vraiment devenue l’amie chinoise d’Ava ! Quant aux résultats, ils sont vraiment probants. Ava a fait de gros progrès en un an. J’ai même reçu récemment les félicitations du professeur chinois de l’école singapourienne d’Ava qui m’a avoué qu’il ne pensait pas qu’elle pourrait un jour atteindre ce niveau de chinois, compte tenu de son contexte linguistique familial.

  • Quel bilan dressez-vous de ces premières années d’apprentissage ?

Aujourd’hui, je suis très heureuse d’avoir fait ce choix pour Ava même si cela demande des efforts et parfois certains sacrifices. Je pense aussi qu’Ava est très contente de pouvoir communiquer avec des personnes d’origines diverses et se sentir a l’aise dans des environnements variés. Le mois dernier, nous sommes allés en famille à Pékin et Ava nous a servi d’interprète pendant tout le séjour : elle parlait avec les taxis, elle commandait au restaurant…Les gens étaient très surpris de voir une petite fille blonde parler mandarin, et nous, nous étions très fiers d’elle !

Faites comme Ava et rejoignez-nous sur www.vivaling.com !

Ava the little Mandarin story teller (Final) from VivaLing on Vimeo.

 
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