Istanbul

GASTRONOMIE - Quand le Palais de France se transforme en Palais des gourmands!

La journée de la pâtisserie et de la boulangerie organisée au Palais de France ce samedi 10 octobre a accueilli plus de 1.200 visiteurs ainsi que 30 exposants. Cette journée placée sous le signe de la gourmandise fait suite à de nombreux événements au sein du Palais de France, à l’image du dîner sur le thème du canard ou encore du prestigieux repas ayant pour thème "goût de France". Cet événement autour de la gastronomie avait pour objectif de promouvoir la pâtisserie et la boulangerie françaises, et ainsi faire découvrir un savoir-faire et une technicité salués à l’international. La pâtisserie turque a également été représentée durant cette journée gourmande

Richard Vacher, chef pâtissier au sein du célèbre hôtel 5 étoiles Shangri-La-Bosphorus   

1- Pourquoi participez-vous à cette journée? Qu’en attendez-vous ?  

Je participe à cette journée car c’est de mon devoir mais c’est aussi une joie de participer à ce genre d’événements. Il est intéressant pour moi de rencontrer des personnes qui partagent ma passion mais aussi des amateurs sensibles à la pâtisserie.

2- Comment décrivez vous le marché de la pâtisserie/boulangerie en Turquie? Qu’aiment les Turcs, sont-ils ouverts aux nouveautés? 

Il y a des gens qui selon moi s’intéressent aux nouveautés, d’autres restent néanmoins très conservateurs. Ce type de rendez-vous permet la découverte. Les Turcs aiment beaucoup le sucre et les pâtisseries sucrées contrairement à nous en France. la pâtisserie en Turquie est beaucoup plus sucrée qu'en France, et il est de mon devoir en tant que chef pâtissier d'alléger en sucre et de montrer que les pâtisseries peuvent être tout aussi gourmandes sans énormément de sucre, car comme tout le monde le sait, trop de sucre peut être néfaste pour la santé. 

3- Qu’est ce qui symbolise, selon vous,  la pâtisserie française et pourquoi?  

Selon moi, une pâtisserie simple à réaliser peut nous apporter autant de plaisir qu’une pâtisserie compliquée. Le mille-feuille est le symbole selon moi du savoir-faire à la française: une crème pâtissière bien parfumée, un beau feuilletage, voilà le secret!  

4- Quelle est la différence entre la pâtisserie/boulangerie française et la pâtisserie/boulangerie turque selon vous?  

La différence entre les deux se résume à un seul mot selon moi : la technicité. 

 

Sinem Ekşioğlu, chef pâtissier et propriétaire de la marque - Five O’Clock  

1- Pourquoi participez-vous à cette journée? Qu’en attendez-vous?  

C’est le palais de France ! Nous n’avons pas l’occasion de représenter notre marque chaque jour dans un palais aussi grandiose et historique que le palais de France. Nos couleurs, notre décoration a énormément de touche française, nous avons un style à la française. Nous présentons aujourd’hui une collection de gâteaux ayant pour thème le XXème siècle. 

2- Comment décrivez-vous le marché de la pâtisserie/boulangerie en Turquie? Qu’aiment les Turcs, sont-ils ouverts aux nouveautés?  

La pâtisserie est appréciée en Turquie. Faire de la pâtisserie n’est pas seulement un emploi pour moi, c’est une passion, un art. Je dessine énormément en faisant appel à mon imagination. Je suis tellement heureuse quand mes clients me laissent la liberté de créer. Les Turcs font selon moi beaucoup attention à l’origine des produits. Si ils sont amenés à commander des gâteaux, des pièces montées, il faut que cela soit grandiose. Le tea time à cinq heures de l’après-midi est très important en Turquie, les mini-sandwichs et les mini-pâtisseries sont extrêmement appréciées. 

3- Qu’est ce qui symbolise, selon vous, la pâtisserie française et pourquoi?  

Les madeleines sont le symbole de la pâtisserie française selon moi. 

4- Quelle est la différence entre la pâtisserie/boulangerie française et la pâtisserie/boulangerie turque selon vous?  

Les Français sont curieux des goûts, manger et goûter en France est un loisir. En Turquie, les gens préfèrent acheter des douceurs pour des occasions spéciales comme des mariages, des anniversaires. En France, les pâtisseries et gâteaux en format miniature sont beaucoup plus appréciés qu’enTurquie. 

 

Alexandra Masis, propriétaire de la marque et enseigne de bonbons fait maison - The Loli Shop  

1- Pourquoi participez-vous à cette journée? Qu’en attendez vous?  

Je voulais rentrer au Palais de France. Je souhaitais avoir l’occasion de rencontrer des personnes de cultures différentes, des personnes heureuses de manger et de faire à manger.  

2- Comment décrivez-vous le marché de la pâtisserie/boulangerie en Turquie? Qu’aiment les Turcs, sont-ils ouverts aux nouveautés?  

Les Turcs sont assez carnivores, ils aiment beaucoup la viande. Ils apprécient cependant de terminer leurs repas par une touche de sucré. Les Turcs aiment également les bonbons et les sucreries en général, notre marque de bonbons home made connaît un réel succès.  

3- Qu’est ce qui symbolise, selon vous, la pâtisserie française et pourquoi?

Sans hésiter une seule seconde, le croissant. Il faut être fou pour choisir un autre symbole (rires).  

4- Quelle est la différence entre la pâtisserie/boulangerie française et la pâtisserie/boulangerie turque selon vous?  

La pâtisserie française est plus légère et moins sucrée que la pâtisserie turque.   

 

Muriel Domenach, Consule générale de France à Istanbul:

"J’avais eu l’idée de cet événement en allant prendre une leçon de baklava chez Nadir Güllüoğlu. Je ne suis pas devenue “usta”, pas même “apprentie”. Mais j’ai conçu le projet d’une “journée franco-turque” de la pâtisserie organisée par notre service commercial Business France qui réunisse nos pays autour d’un savoir-faire et d’un goût communs autour de la pâtisserie.

Nous avions déjà organisé au palais de France un dîner “canard” pour faire partager la gastronomie française issue du canard : foie gras, le magret ou encore le confit de canard,. Cette soirée avait été un tel succès que les jours suivants nous avons été submergés, au consulat, de demandes de la part de sociétés souhaitant investir dans le secteur ou encore de la part de particuliers souhaitant simplement connaître des adresses à Istanbul où consommer ces régals. 

Le consommateur turc, a fortiori dans cette métropole internationale de premier rang qu’est Istanbul, a droit de goûter aux meilleurs produits. Or, il pourrait avoir un meilleur accès à nos produits dont le prix reste renchéri par des barrières tarifaires et non tarifaires trop importantes.

De son côté, la Turquie a hérité de l'Empire Ottoman une pâtisserie connue et appréciée dans le monde entier. Elle est mise en valeur également ici. Sachez qu’elle a souvent été source d'inspiration pour nos artisans. C'est ainsi à partir du börek qu'est née la pâte feuilletée, ou encore c'est suite à l'approche de Vienne des forces ottomanes qu'est né le croissant.

Nous retrouvons cet aspect des deux cultures qui s'entrecroisent également dans les relations commerciales d'aujourd'hui qui lient nos deux grands pays dans ce secteur d'activité précis. Ainsi, le plus grand investisseur turc en France est Ülker avec le rachat des biscuiteries BN et Delacre et le numéro 1 mondial de la levure boulangère, la française Lesaffre, est implantée depuis plus de 30 ans en Turquie." 

Propos recueillis par Farida Ouriachi (www.lepetitjournal.com/istanbul) lundi  12 octobre 2015

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