Istanbul

SLACKLINE – Les funambules d'Istanbul

Le slackline peut faire penser au funambulisme. Créée en Californie au début des années 1980, la discipline se popularise en Turquie ces dernières années auprès de quelques férus de sensations fortes. Rencontre avec un groupe de passionnés qui n’ont pas froid aux yeux.

Le principe : avancer sur une sangle souple, sans accessoire. Inventé par des grimpeurs au parc de Yosemite, en Californie, l’exercice est excellent pour travailler son équilibre. La sangle, d’une largeur variable, doit être assez lâche. Elle se positionne à différentes hauteurs.

Il existe plusieurs sous-disciplines du slackline qui impliquent des techniques très différentes : la highline, où la sangle est placée à plus de 30 mètres du sol ; la waterline, où les sportifs évoluent au-dessus de l’eau ; ou encore la longline, où la corde peut mesurer jusqu’à 100 mètres. Le débutant apprend à marcher sur une sangle basse, à environ 70 centimètres du sol.

Pionniers à Istanbul

Üsküdar, parc de Çamlıca. Can, Cihan, et son frère Azat ont "posé une ligne" à environ sept mètres de hauteur. “Slacklineurs” depuis plusieurs années, ils s’entraînent pour une rencontre qui aura lieu à la fin du mois de février à Antalya.

"On était cinq au début, et on a commencé à organiser des rencontres", raconte Can, 23 ans. C’était il y a environ quatre ans. Au bout de quelques mois, les gens ont commencé à venir de plus en plus nombreux. Le groupe Facebook compte désormais plus de 1.500 membres. Si ce sont pour la plupart des étudiants Erasmus, de plus en plus de Turcs s’intéressent à la pratique.

"J’ai rencontré un Français qui faisait du slackline il y a quatre ans, et c’est comme ça que j’ai commencé", raconte Cihan. "Je grimpais depuis quelque temps et j’ai rencontré un Turc, Nuri, c’est avec lui que j’ai commencé", ajoute Can. "Il était allé au Portugal et avait commencé là-bas".

"C’est important pour la sécurité de commencer avec quelqu’un qui s’y connaît déjà", commente Elliot, un Français qui a rejoint le groupe l’été dernier. "Au début, on n’avait pas d’expérience, ça nous a pris deux jours pour poser la ligne correctement", ajoute Can.

Le slackline reste peu pratiqué en Turquie, notamment parce que l’équipement est cher et difficile à trouver. "Notre équipement vient de France", précise Can. "Au début, on utilisait des sangles qui servaient sur les camions", ajoute-t-il.

Mais le slackline se développe très rapidement. La rencontre annuelle d’Antalya, sponsorisée par de grandes marques, a été organisée pour la première fois en 2013. Chaque nouvelle édition accueille plus de participants (300 en juillet 2015). Le sport trouve de nouveaux adeptes issus de l’escalade ou du cirque, à la poursuite de sensations fortes et de défis.

Des sensations fortes

Pour pratiquer le slackline, la concentration est capitale. "L’esprit se vide et on essaye de contrôler sa peur", explique Elliot. "La première fois que j’ai essayé la highline", raconte Cihan, "j’ai regardé la sangle pendant des heures avant de me lancer".

"Mais dès que tu réussis à te relever, c’est génial", poursuit Can. "Ça m’a pris cinq jours pour me relever sur la ligne, la première fois. Et dès que j’ai réussi, j’ai eu comme un déclic. J’ai commencé à prendre de nouvelles décisions, j’ai décidé de plus travailler en cours", plaisante-t-il.

"Se relever, c’est le plus dur en highline [quand la sangle est à au moins 30 mètres du sol, ndlr]. Dès que j’ai réussi, j’ai eu l’impression de voler. J’étais dans le vide. En même temps, c’est important de se concentrer pour marcher. Je n’ai jamais été aussi concentré que sur une ligne ", raconte Elliot. "Quand je marche sur la ligne", ajoute Martyna, Polonaise, "je suis concentrée,mon esprit se vide, et c’est très agréable".

Sarah Baqué (www.lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 7 octobre 2015

 

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