Melbourne

RANDONNEE - Quatre jours au coeur du Parc national de Wilson Promontory

Daniel est un habitué des randos et du camping sauvage. Venant moi-même des Alpes, j'ai toujours adoré marcher. Je n'étais cependant jamais partie pour plusieurs jours en pleine nature, ou comme le disent les Australiens,  « dans le bush ». Alors quand Daniel m’a proposé de se lancer sur les terres du Parc National du "Wilson Promontory", je n’ai pas hésité une seconde. Récit d’un périple de quatre jours à couper le souffle.

 

Partir plusieurs jours à l’aventure sous-entend un minimum de préparation et d’organisation. Il faut par exemple penser à prendre de la nourriture et de l’eau en quantités suffisantes pour quatre jours. Remplir son sac de façon à ce qu’il soit le plus léger possible est une composante également essentielle de toute cette logistique. On n’y pense pas forcement tout de suite mais les déchets peuvent être problématiques. Enfin, le temps. Est-ce qu’il va faire froid ? La pluie vous tiendra-t-elle compagnie ? Une donnée à prendre en compte si vous ne voulez pas ruiner votre périple.

Heureusement, Daniel est vraiment le pro pour ça ! Avec lui pas de mauvaise surprise. Des gants aux leggings en passant par les chaussettes de rechange, la housse imperméable pour le sac ou les lingettes, il pense à tout.

Apres avoir ajouté à cela le matériel de cuisine et les aliments lyophilises, nous voilà parés pour quatre jours de randonnée dans un des plus beaux parcs nationaux australiens.

Une fois à l’entrée du Parc National il faut se référencer Centre d’information “Tidal River” en précisant combine de jours on compte rester dans le parc  Attention, marcher dans le Parc n’est pas gratuit et le prix dépend du temps que vous y passerez. En ce qui nous concerne, les quatre jours nous ont couté 75$.

Acquittés de notre taxe, le Parc nous ouvre grand ses bras. Le début est un peu compliqué. Les 18 kilos que je porte sur le dos me donnent la sensation de m’enfoncer un peu plus à chaque pas. J’avance, courbée par l’effort, de plus en plus intense au fil des minutes. Apres six premiers kilomètres de souffrance, Daniel me délivre d’un kilo. Un seul petit kilo mais il faut croire que c’était le kilo de trop car il me semble revivre !

Plage privée, sable blanc et otarie !

C’est reparti pour six kilomètres de plus durant lesquels j’ai l’impression d’avoir des ailes ! La sportive montagnarde en moi reprend le dessus ! Je peux cette fois prendre la pleine mesure des paysages et apprécier l’idée de Daniel de faire la rando dans le sens inverse. Ancienne route empruntée par le télégraphe, le tracer, débuté par la fin offre plusieurs kilomètres de parcours relativement plat, idéal pour se mettre en jambe en douceur.  

Le premier jour de marche se fait entièrement dans les terres. A l’approche des derniers kilomètres, l’impatience grandit en moi de retrouver la mer dont je commence à percevoir le bleu…

Nous traversons une première plage sur le « Waterloo bay » et continuons à longer la cote dans la forêt jusqu'au « Little Waterloo Bay » où se trouve le campsite et là, surprise ! C’est un lieu plutôt spartiate qui nous accueille. Je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre mais franchement je pensais qu'il y aurait plus d'installations. Alors quand Daniel me demande «  tu t'attendais à quoi ? » et bien j'avoue que je m'attendais à un site plus aménagé…En fait de campsite, quelques arbres ont été coupés pour libérer de l'espace et des rondins de bois, disposés sur le sol, afin de délimiter les emplacements. Et contre toutes attentes, Daniel et moi nous sommes retrouvés seuls !

 


       

 

La tente installée, nous filons sur « notre plage privée »…Sable blanc ultra fin et lumineux, nous découvrons la Squeaky beach. Un nom qu’elle doit au bruit que fait le sable lorsqu’on marche dessus : "squeack, squeack". Si le poids du vin nous a parfois fait souffrir durant cette première journée, il est cette fois le bienvenu. Installés, un verre à la main face au coucher de soleil, une masse énorme se dessine au bord de l’eau...Nous nous élançons vers elle et nous retrouvons face à face avec une otarie ! Une véritable chance puisqu’il est apparemment extrêmement rare d'en rencontrer ici !

Les nuits sont fraiches voire très fraiches à Wilson Promontory et très noires. Ce soir-là, pas de lune. Seuls l’obscurité et les bruits de la nuit…Parfois angoissants je dois bien l’admettre.

 

L'eau glaciale, me coupe le souffle !

Couchés tôt, levés tôt. On en profite pour faire une balade matinale où le soleil et les oiseaux exotiques nous accompagnent. Après remballage de nos affaires on décolle vers 11 heures. 

Mes épaules sont douloureuses mais mon sac, plus léger. Le prochain camp est au sommet de la montagne. Le parcours alterne entre intérieur des terres, précipices vertigineux, rainforest et points de vue spectaculaires sur la mer. Une fois là-haut, c’est avec un bon sandwich que nous admirons l’immensité de la mer qui s’offre sous nos yeux. La chaleur en cette fin d’après-midi nous décide à nous rapprocher de la plage pour une séance bronzette à la crique de Refuge Cove.

De nouveau, l’émerveillement. Daniel se jette à l'eau et me convainc de le rejoindre. Je me dis :  « Dans deux heures il fait un froid glacial, j'ai pas d'affaires de rechange, je vais jamais réussir à me réchauffer… » Mais j'y vais quand même. L'eau glaciale, me coupe le souffle. Puis, au bout de deux minutes, mon corps s'habitue, comme s'il était anesthésié ! J'hésite à sortir de l'eau à cause du vent, mais l'eau est tellement froide en comparaison de la température extérieure, qu'au final je sèche sans serviette et sans avoir froid.

 

       

 

 

 

 

 




Surprise du soir, une famille campe au même endroit que nous. J’avoue que je suis ravie et rassurée…Une autre belle rencontre a lieu ce soir-là, avec un Wallabi cette fois ! Moins drôle, le sac poubelle que nous avions laissé sans surveillance s’est fait déchiqueter par les opossums…La famille nous dépannera d'un sac poubelle pour réparer les dégâts.

Le lendemain, la pluie débarque. Levés super tôt, on plie la tente au plus vite car le pire est de rapatrier les affaires sous la pluie...On ne pense pas à ces détails mais en plein bush il n'y a aucun abris. Donc, pas de répit s'il pleut non-stop.

Notre levé « monacal » fait que nous arrivons à 11 heures du matin au campsite suivant.
Après concertation nous décidons de finir notre marche jusqu'au point de départ car si la pluie s’obstine toute la journée, on risque de rester bloqués ici à ne rien faire. Et puis, il faut ajouter qu'on a fini l'eau, qu'on meurt de soif et qu’on n’a pas très envie de faire bouillir de l'eau marron...Cela dit et c’est un conseil, il vaut mieux prendre moins d’eau afin de réduire le poids dans le dos. Quatre jours à boire de l’eau bouillie un peu trouble, ce n’est pas la fin du monde.

 

 

Le lunch avalé, nous reprenons la route bien décidés à boucler cette rando. Sept kilomètres dans une rainforest immense, parfait pour un jour de pluie ! La marche est plutôt difficile sur la fin. On grimpe encore et encore…Rien à voir avec de la haute montagne mais la fatigue et le poids sur les épaules, c'est tout de suite moins simple.

Peu à peu, la forêt s’éclaircit pour finalement laisser place à un chemin complètement dégagé.
La civilisation réapparait doucement elle aussi.
Des marcheurs commencent le périple que nous achevons.

Retour au parking. Nous décidons de prolonger un peu plus cet aparté et passons une derniere nuit au camping du Tidal River.

Notre premier réflexe sera de nous acheter un coca et un café…Avant de nous jeter sous la douche. C’est bon quand même le confort…

 

Chloé Favre (Lepetitjournal.com/Melbourne), vendredi 1er mai 2015. 

Pour en savoir plus sur le Parc national : http://parkweb.vic.gov.au/explore/parks/wilsons-promontory-national-park

 
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